Les talents du secteur – Partie 10 – Axel Van Campenhout – Betca

Pour la dixième fois consécutive dans BETON, nous mettons en lumière un travailleur de l’industrie du béton préfabriqué. Cette fois-ci, nous braquons les projecteurs sur Axel Van Campenhout, qui prouve qu’on n’est jamais trop jeune pour prendre les rênes. À peine âgé de 26 ans, il est déjà aujourd’hui membre du conseil d’administration de Betca, spécialisée dans le béton armé préfabriqué et les structures précontraintes. «Mon premier jour chez Betca a été le plus beau jour de ma vie», affirme-t-il sans ambages.

 ▶ Quand avez-vous fait vos premiers pas chez Betca ?

« C’était en 2015, si je ne m’abuse. J’avais 18 ans à l’époque et je sortais tout juste de l’école secondaire. J’avais commencé une formation en électromécanique, mais elle a vite été interrompue pour commencer chez Betca. Je n’aimais pas l’école, alors ce jour-là a été le plus beau de ma vie (rires). Je ne l’ai pas regretté une seconde. Lorsque j’ai commencé chez Betca, le nouvel entrepôt venait d’être construit. Avec l’aide d’un mécanicien expérimenté, j’ai appris à connaître toutes les machines et tous les coffrages. Cette première période a donc surtout été l’occasion d’acquérir des connaissances. »

▶ Est-il vrai qu’après un an, vous avez claqué la porte de Betca pendant un certain temps ?

« En effet. Je suis parti à Nice dans le cadre d’un programme d’échange scolaire afin d’améliorer mon français, ce qui me semblait très bénéfique, tant sur le plan professionnel que privé. Après quelques mois, mon aventure à Nice s’est terminée et je suis retourné chez Betca où j’ai participé à la construction du deuxième hangar de production. Betca a alors commencé à produire des éléments précontraints et, un an plus tard, j’ai participé à la construction de notre usine de béton. Ces années ont été très importantes, non seulement pour Betca, mais aussi pour moi personnellement. J’ai appris à connaître l’ensemble de notre chaîne de production jusque dans les moindres détails et je considère cela comme une valeur ajoutée particulièrement importante dans ma fonction actuelle. »

▶ Aujourd’hui, vous dirigez la production au sein de Betca en tant que projectmanager.

« Après quatre ans dans l’atelier, j’ai pris la relève d’un collègue apprécié qui est parti à la pension. Je suis passé du statut d’ouvrier à celui de gestionnaire de projet, en m’occupant de tâches plus administratives telles que le transport et la facturation, tout en me concentrant sur l’opérationnel. Malgré mon jeune âge, passer du statut d’ouvrier à celui de cadre m’a semblé une évolution logique. À mon avis, on ne peut pas déléguer si l’on ne sait pas soi-même ce que cela signifie de travailler dans l’atelier. Betca produit du béton préfabriqué et, en tant que gestionnaire de projet, il faut comprendre le processus de A à Z. »

▶ Entre-temps, vous siégez également au conseil d’administration. Est-ce une indication de votre ambition à long terme ?

« C’est une preuve de mon engagement envers l’entreprise. Depuis le conseil d’administration et en collaboration avec notre directeur général Geert, je dirige la gestion opérationnelle au jour le jour. Et cela se passe très bien. Betca est avant tout une entreprise familiale, mais elle est aussi très dynamique vis-à-vis de ses employés. Un lieu de travail agréable est une priorité pour Betca. Au-delà du travail acharné, l’accent est mis sur le plaisir. Il n’est pas facile de trouver de bons employés fiables, mais il est peut-être encore plus difficile de les garder. Un environnement et une atmosphère de travail agréables sont donc très importants. Betca y accorde une grande attention. Nous appliquons également cette philosophie à nos relations avec les fournisseurs et les clients. C’est une approche qui correspond très bien à ma personnalité et qui fait que je viens travailler ici tous les jours avec beaucoup d’enthousiasme. »